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Plus on va se diviser et moins on va gagner

Je n’essaie pas de convaincre personne. Je crois simplement que ce que l’on fait fera la différence au final.

Les simagrées du coronavirus 

Je retiens mon souffle. Ce que je redoutais arrive. Je savais que cela allait arriver tôt ou tard. Mon fils a des symptômes de COVID-19. Il ne faut que la présence de deux symptômes pour aller se faire tester. On ne doit pas prendre ça à la légère. Ce sont les consignes de l’école et du gouvernement. Par respect pour ma société et pour le bien de la collectivité, je les respecte à la lettre. Je fais mon gros possible pour éviter la débandade. La ligne est mince avant qu’on nous enlève notre liberté. 

 

Je le sais, et je tiens à ce que mes fils aient la vie la plus normale possible. J’aimerais cent fois plus que tout ça n’existe pas. Mais on doit tous faire avec cette nouvelle réalité. Je m’encourage donc en me disant que ce n’est pas pour toujours.

 

Voir plus loin que mon nombril

Je pense aussi aux autres, aux répercussions, aux effets à long terme pour l’ensemble du monde. Je fais confiance et je me fie à ceux qui étudient ça de près. Je me dis qu’ils en connaissent plus long que moi sur le sujet. Je sais, tous les pays ne prennent pas les mêmes décisions. Mais on vit au Québec, et c’est la décision de notre société en pénurie d’effectifs soignants.

 

Comprenons-nous que, s’ils perdent le contrôle, ils devront choisir entre sauver notre vie ou celle d’une autre personne ? Aimerions-nous qu’on en arrive là ? C’est ça le gros du problème : notre système de santé n’y arrivera pas sans nous.

 

Je ne fais pas toujours ce qui me plait

Je montre l’exemple, même si parfois ça ne me convient pas totalement de faire tous ces sacrifices. J’aimerais beaucoup mieux avoir notre vie d’avant. Celle où on n’avait pas à faire autant de concessions, autant de règles à respecter. Je n’aime pas qu’on me dise quoi faire. Mais je suis capable de voir que ce n’est pas pour me contrôler qu’on fait ça. 

 

Le bien commun, est-ce qu’on connaît ça, au Québec ? Nos générations futures vont-elles être centrées sur leur petite personne ou vont-elles voir à quel point le geste de chacun compte ?

 

Je ne dis pas que j’aime entendre le premier ministre du Québec nous donner des consignes qui ressemblent parfois à des ordres. Mais n’a t-il pas le choix d’être aussi direct ? Les gens n’écoutent pas. Plusieurs font à leur tête et s’en fichent. Ça m’attriste. On vit tous dans la même société, pourtant. Je comprends que les points de vue diffèrent. Mais on ne devrait plus en être là en ce moment.

 

Tous ensemble pour l’avenir de nos enfants

Parfois, les concessions sont nécessaires pour mieux vivre collectivement, au bout du compte.

Je comprends qu’on puisse vivre de l’inconfort actuellement. On est chanceux au Québec. On ne connaît pas la guerre et on ne connaissait pas les famines et les pandémies.  On vivait dans une bulle. Vivre dans la ouate apporte son lot de défis. Quand on rencontre des épreuves et qu’on doit laisser de côté son confort, ça donne le vertige. Ça met en colère, ça fait peur. On n’est pas habitué et ça nous déroute. On perd nos repères.

 

Et si on décidait de voir ça autrement ?

Si on laissait entrer plus d’amour pour son prochain à la place ?

 

Parfois, je me dis : “Pourquoi, moi, je ferais tous ces sacrifices quand d’autres ne le font pas ?”

Parce que ma conscience me dit que je fais les bons choix, pas seulement pour moi, mais pour les personnes âgées et celles plus vulnérables. Je le fais aussi pour le système de santé, avec ses infirmières et ses docteurs qui se dévouent à leurs patients. Je l’ai vu de mes yeux aujourd’hui : une infirmière incroyable a pris mon fils sous son aile. Ça m’a touchée, et je me suis dit qu’elle mérite qu’on fasse attention pour ne pas que les hôpitaux débordent.

 

Et je me suis dit : “Si c’était mon enfant qui tombait dans le coma, penserais-je différemment ?

Ferais-je tout ce qu’il faut pour ne pas qu’il meure ? Aurais-je des regrets d’avoir fait fi des règles à suivre ?”

 

Il n’est plus question de choisir si, oui ou non, on va écouter.

On doit écouter, un point, c’est tout. 

 

Après ça, si on n’en fait qu’à notre tête, on n’aura pas le droit de dire à notre enfant d’écouter le prof, son coach, sa gardienne, sa grand-mère ou de nous écouter.

Puisqu’on ne le fera pas nous-même. 

 

Le vieil adage : « Ne fais pas ce que je fais, fais ce que je te dis », ça ne passera pas cette fois, croyez-moi.

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