Lancement Le son friable de l’étreinte chez Félix Leclerc de Vaudreuil

Du plus loin que je me souvienne
November 23, 2016
Voir tout

Lancement Le son friable de l’étreinte chez Félix Leclerc de Vaudreuil

J’entre par la grande porte. Celle-là même où Félix Leclerc est entré des milliers de fois. Celle-là même qui a vu de nombreux artistes rire et rêver à la fenêtre au son de la voix de Félix. J’entre par cette grande porte et je me demande si cette porte verra de nombreux artistes encore aujourd’hui. Des artistes qui viendront s’inspirer de ce lieu unique, de ces paysages exceptionnels, de ses sons, de ses odeurs, de ses couleurs, de son histoire aussi. C’est ce que j’ai fait en vivant un mois en résidence en 2011. C’est ce que je souhaite à tous ceux qui fouleront le sol de la maison de Vaudreuil.

Le 2 mai dernier, les gens y sont venus, ils ont entendu des poèmes qui parlent de la fragilité, celle-là même qui nous emporte les uns après les autres. Celle-là même qui nous donne le goût de vivre, d’aimer plus fort, de s’entourer de belles et grandes choses, de regarder le saule enrouler ses branches dans le vent. D’épier l’oiseau qui fait son nid méticuleusement. Et puis Émile Nelligan est apparu, simple et fier, le poète avec ses grands yeux gris. Je vois le lac des Deux-Montagnes qui s’éveille sous la chaleur de ses yeux rêveurs. Ce lac qui conserve le secret des marcheurs, des cyclistes, des voyageurs et de tous ces poètes qui y passent le temps d’un court moment et qui espère y figer l’instant d’un regard, le ciel et l’eau l’un dans l’autre comme des amants qui se retrouvent enfin.

J’ai lu mes poèmes, ceux des autres (Émile Nelligan, Claudine Bertrand, Michel Pleau ) pour tisser des liens entre les mots. J’ai creusé tout au fond, j’y ai vu le silence de votre écoute et le bonheur d’entendre des paroles neuves, des images fines comme la glace. J’y ai vu l’enfant en chacun de nous qui, les deux pieds dans le ruisseau chez Félix, rêvait de découvrir un trésor incroyable. C’est ici, ce jour-là, que quelque chose d’indomptable que l’on nommait la vie, chantait.

Pour plus de détails, sur mon nouveau recueil Le son friable de l’étreinte,

visitez Les Éditions David

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *