La femme qui ne meurt pas

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La femme qui ne meurt pas

L’EMPREINTE DES RADIEUSES
Vous est-il déjà arrivé de rencontrer une personne qui vous transporte par son énergie vibrante et qui laisse en vous des traces profondes grâce à sa puissante luminosité ? C’est ce qu’il m’est arrivé lorsque j’ai fait la rencontre de Johanne Fontaine, durant la séance d’août du projet Une pose inspirante avec Les Radieuses. C’est ce qu’il m’est arrivé à chacune des rencontres que j’ai faites avec les authentiques Radieuses.
LA BOULE D’ÉNERGIE DE JOHANNE
Elle est entrée comme ça, dans un souffle brûlant, une lionne dans un paysage d’eau, avec sa fougue à soulever n’importe quelle foule. Elle était prête à tout donner, à offrir au monde ce qu’elle a de plus précieux et de plus secret. À rugir avec férocité. À pleurer et à rire dans la splendeur de tout son talent d’artiste de la scène. Elle était disposée à me partager les ombres et les étoiles qui la guident, jour après jour, dans les bons et les moins bons moments de sa vie de femme atteinte une quatrième fois par le foutu cancer.
LES NOEUDS DU CORPS
Elle portait la rage aussi tout au fond de son être. Une rage de vivre à faire danser les malheureux de ce monde. Elle regardait à travers moi avec son regard assuré qui transperce le cœur et va jusqu’au fond de l’âme. Elle avait ce besoin profond d’exister, partout à la fois, sur chacune des parcelles de mon paysage. Elle avait ce besoin de dénouer son corps, de danser avec l’absence et le vide qui font partie de ce qu’elle est. J’étais abasourdie, complètement aspirée par ses flammes, par sa braise rouge comme la vie qui coule dans ses veines. Je sentais que la séance se terminerait vivement, dans un claquement de porte bref et silencieux. Elle laisserait derrière elle de nombreux trésors sur mon rivage, sans réclamer en retour rien de plus qu’un léger sourire.
LA LUMIÈRE D’UNE TERRESTRE COURAGEUSE
Entre l’eau du lac sur son visage et le ciel bleu sur sa peau de conquérante, il y avait le chuchotement d’une petite fille qui frissonne. Parce qu’elle avait conquis la lumière de l’aube sur mes joues. Elle avait, d’un seul coup d’œil, fait trembler la terre et le ciel sous mon regard.
Elle est partie comme elle est venue, dans un grand coup de théâtre foudroyant. Et ses petits pas sur le sol ont envahi l’espace d’un jardin que l’on sème pour la première fois.
LE PLONGEON FRANC DE L’AUBE
Si un jour elle revient faire un tour dans l’anse de Vaudreuil, je sais très bien que ce sera pour y bâtir son nid. Un beau grand nid de lumière, rempli de sollicitude et de sérénité. Parce qu’il ne suffit pas d’être, il faut aussi savoir plonger en soi pour être à la quête du plus petit murmure, de l’infime partie de soi qui nous confirme notre grandeur, notre fragilité d’être, tout simplement, encore vivante, malgré tout.
Et j’entends encore le courage crier en elle : « Laissez-moi passer, je suis celui qui ne meurs pas ! »
Marie-Belle Ouellet, rédactrice
LA PLUME DE VOS IDÉES !
mbellapoesie@live.ca
Mise en beauté: Julie Perreault
Retouches photo : Mélissa Venne – Artiste Retoucheuse

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